Crise du lait ...

On ne peut dignement ignorer l’information qui se répète : la crise du lait est bien là ! C’est le malaise d’un secteur qui nous est pourtant plus qu’essentiel … l’agriculture ! Comment contourner ce problème et fermer les yeux comme si de rien n’était ? Je VOUS le demande ! Car, moi, je ne me le demande plus : il faut réagir … vite !

 

Imaginez-vous : tous les matins, vous vous levez tôt, travaillez dur et, au finish, vous payez vous-même votre employeur car, vous avec fait votre labeur à pertes (oui j’ai bien mis un s à perte) !

Un coût de production d’environ 33c mais vendu aux commerces à 18c . Faites le calcul, en sachant également que vous, vous payez votre litre de lait à presque 60c le litre ! Je sais, je sais, il y a les frais de transformation, de conditionnement, de transport et j’en passe mais, oui MAIS, est-ce une raison pour sous-payer les agriculteurs ? Ben non, c’est sûr !

Pas de dialogue possible pour l’instant avec la commissaire européenne de l’agriculture (elle voudrait même supprimer les quotas) . Notre « pauvre » ministre ne sait pas ou donner de la tête et, en attendant, la grève nous pend au nez !

Etant moi-même grande consommatrice de lait, et d’autres produits laitiers en général, cette éventualité radicale me fait peur … manquer de lait : pour les petits-déjeûner, mes pâtisseries, ma cuisine, mes chats (il faut bien aussi les pauvres petits) . Sans compter le fromage, le beurre et tous les dérivés des produits laitiers ! Mais je préfèrerais mille fois manquer d’essence !!!

Alors, moi : je vais m’engager ! Comment ? Et bien, je suis disposée à abandonner mon supermarché … Toi, agriculteur dans la région de Colfontaine, tu veux bien me vendre ton lait, ton beurre ? Moi, je te l’achète et, comme cela, plus d’intermédiaire ! Au même prix qu’au magasin, 60c : presque le double des 33c de coût d’exploitation . Et vous, les ami(e)s, êtes-vous disposé(e)s à en faire de même ? Solidarité que diable !

En attendant, j’avoue que je vais faire ma ptite réserve … je ne peux me permettre de manquer . Avec une petite pensée (même une grande) pour l’homme (ou la femme) qui part traire ses vaches à perte et qui se demande si cela vaut encore la peine de continuer . Moi, je dis qu’il le faut mais, avec tout cela, mon lait n’aura plus jamais le même goût …

 

Il faut se dire aussi que, malheureusement, le secteur du lait n’est pas le seul, il y a aussi les céréales, etc., etc. … Et si un jour, il ne nous restait rien à manger ? A bon entendeur ! N’est-ce pas Monsieur Lutgen ?

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